Le vote par téléphone n'offre pas tous les prérequis en matière de sécurité. Les exigences dans ce domaine ont été clairement énoncées par la CNIL dans les recommandations du 1er juillet 2003 et confirmées dans sa Délibération n° 2010-371 du 21 octobre 2010 portant adoption d'une recommandation relative à la sécurité des systèmes de vote électronique.
Ces dernières recommandations de la CNIL précisent au point II.B.2 "Le bulletin de vote doit être chiffré par un algorithme public réputé "fort" dès son émission sur le poste de l'électeur et être stocké dans l'urne, en vue du dépouillement, sans avoir été déchiffré à aucun moment, même de manière transitoire".
Le vote par téléphone est définitivement abandonné, faute de pouvoir chiffrer efficacement le bulletin de vote sur les combinés téléphoniques.
Il est donc impossible de garantir la confidentialité et l'anonymat des votes acheminés par ce canal.
L'expérience que nous avons sur la mise en œuvre de solutions de vote par téléphone depuis l'année 2001 nous a conduit à abandonner ce média dès 2005.
En plus des insuffisances en matière de sécurité, le vote par téléphone n'était utilisé que très marginalement par les électeurs lorsqu'ils avaient la possibilité de voter par téléphone et par Internet.
Nous avons aussi constaté une baisse de la participation avec la généralisation des téléphones sans fil. Il est en effet difficile d'utiliser le clavier téléphonique pour faire des choix avec un combiné porté à l'oreille.